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Eva.H

Eva.HMeli-melo de mes maux.De mes mots. AVIGNON. Marseille. Universcitadine. LLCE-ANGLAIS. Retardataire.Théâtreuse. Rêveuse Amoureuse.Revoltée. Chanteuse de Mélodrames & Ecrivaine Romantique (ahaha)

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" Jamais, je ne t'ai dis..."

Par Eva.H :: 27/04/2008 à 16:55 :: Général
Ma ligne de chance, ma ligne de chance,
 dis-moi Chéri, qu'est ce que t'en penses?

Ecoutes du petit matin.

Par Eva.H :: 29/03/2008 à 3:17 :: Général














L'un a ses Idées, l'Autre ses Ailes.

Purpurine.

Par Eva.H :: 29/03/2008 à 2:18 :: Général



Il n'y a rien de plus beau, de plus pur, que le rire d'un enfant. L'orgasme, peut-être. Mais tout le plaisir du second n'égalera jamais toute l'innocence, la candeur et la fraîcheur du premier.

Un rire d'enfant, cristallin et renversant. Le rire transfigure le visage poupin.
 S'ancrent alors, dans leur mirettes de clown, quelques étoiles.

Au zénith de l'astre, gare Marseille Saint-Charles. Libé sur les genoux; les cheveux, électriques, balayent mon visage endormi. Une musique dans l'âme et les écoutilles, Sa musique.

J'ai quelques frissons en parcourant le huit-clos, la bouche cousue.
La fin, surtout. La tourmente d'êtres qui ne sont plus du tout humains.

Les valises se suivent, mais ne se ressemblent pas. La foule migratrice et nomade des trains à grande vitesse va et vient dans le creux des reins de la Gare. Imperturbable, je monte le son, encore et encore.
Beaucoup d'électronique, de choses comme ça. Ce n'est pas MA musique, (si humaine!), mais je me laisse prendre au jeu des rythmes mélodiques.

L'attente. Les regards à la dérobée. Les inconnus me fascinent, décidément.

Puis, tout s'accélère. Et me voila, face à ce jardin, jonché de balancoires. Les escaliers. Et elle.
Ses papillons pailletés lui barbouillant le visage. Sa bouche digne d'une figure porcelaine, purpurine.

Son petit regard fier. Limite condescendant. Moi je suis une princesse, aux ailes de fées et à la sainte auréole.

"T'es qui toi?"

Ses bras se tendent vers moi. Je prends garde à ne pas abîmer une si belle parure. Je sens sa douce odeur impregner ma veste. Je croise ses yeux, immenses. Sa peau délicieusement foncée.
Je lui parle, d'une voix émue.
Et soudain, son visage s'éclaire.
J'oublie tout.


(Il n'y a rien de plus beau que le rire d'un enfant.)


I DARE YOU TO MOVE!

Par Eva.H :: 29/03/2008 à 1:30 :: Général



Puisque je ne suis jamais aussi productive que lorsque mes mots épousent mon nombril-roi, les tremblements de mes névroses dont l'épicentre est mon Je(u)...

 [ et puis l'Amour, aussi... ]

(Restons "humblement" dans la prétention d'une vie qui prendra de passion les quelques malencontreux lecteurs, que le fruit du hasard ou des liens amenera ici.)

Je n'ai parlé de cette page, ce receptacle de maux malléables, à aucun de mes proches au Réel.
 Là, encore l'envie têtue de se faire démiurge d'un monde dont la dimension m'appartiendrait. Ayant succombé, en une adolescence, à la folie des journaux à l'intitulé radiophonique, la volonté de virtualiser une Vie que l'on peine à réaliser ne me séduit plus tellement. La tentation de se confondre et d'idéaliser une vie faîte d'écrans est tellement forte. Et puis, je me connais si bien... L'excès, la fougue de ma jeunesse m'empêche à toute forme de tempérance. Je ne vis que dans l'exubérance des sentiments, les passions exacerbées, les relations de violence.
 C'est la recherche du perpetuel mouvement. Eviter toute situation allanguie et murée dans un paralytique silence.

Parler, parler pour vivre. Ecrire, écrire en corps, écrire en vie.

Mais l' excessivité ne finira-elle pas par fatiguer toute cette symbolique du mouvement?

 (...)



( Je suis tellement en vie, tellement en corps ce soir. )

Le futur est si effrayant. Si excitant.
 Ce point nappé d'interrogation, posé en suspens, dans un air de doute(s).

Un voyage, se profile au loin de moins en moins lointain... Vais-je en sortir grandie? Vais-je changer?

Les relations se nouent, se dénouent. Ce soir, je me sens sereine, savourant, malgré quelques pensées distordues un présent plutôt agréable.
Une vie embrassée d'instants d'une beauté infinie. L'éphémére si délicieux.

Bien sûr, il y aura les reflux des questionnements sans fins, les insomniaques angoisses, les anxieuses pensées, les suspens à mi-mots...

Mais j'ai bien le temps de le vivre. Tout à fait le temps.

Ce soir, je suis presque sereine. (en toute précarité.)





Le silence des os.

Par Eva.H :: 28/03/2008 à 4:16 :: Général




(Les mots se mêlent et se démêlent dans mon coeur. De ma bouche, ne sort qu'un râle à demi-voilé, l'esquisse d'un délicieux soupir. Une nuit, de moiteur et de caresses. Le silence. Versatile silence, un érotisme à limite de la pornographie. Et ses lettres...)


SEE THESE BONES.

Le vent souffle sur ses angoisses d'une brise glacée et froide. Ses cheveux volètent autour d'elle comme de minuscules fils d'anges. Dans la nuit d'encre, seul son pas maladroit, légèrement tremblant, crève le silence de l'obscurité. Elle marche. Elle marche sans savoir où aller. Et puis soudain . . .

Soudain, le réveil sonne et m'arrache à mes doux rêves. Je me lève péniblement, traînant mon corps endolori dans la douche, et songe encore à la nuit dernière. Une nuit éthylique où l'alcool a, une fois de plus, noyé mes pathos. L'éveil est brutal. Le mal de crâne qui m'assaille me fait penser que la journée sera rude. Je prends un café au lait, fade et sucré. Tout en enfilant un pantalon noir sans aucune forme, je ramasse ma pile de copies justes corrigées. Assistant de l'assistant dans une faculté aseptisée, d'enfants gâtés et d'indécis. Je jette, bien malgré moi, un bref coup d'oeil dans le miroir de ma salle de bains. Dieu que mes cheveux sont longs; et mes yeux bleus, immergés, dans de grandes poches violacées. Je ne suis pas vraiment beau. Tout au plus, charmant dans mon genre. Le genre de mec qui laisse à penser que les études nuisent gravement à la santé. J'attrape mes lunettes au vol et m'engouffre dans l'ascenseur qui me mènera au septième ciel. Ou au rez de chaussé, c'est selon. Et soudain, je me retrouve plongé dans le microcosme occidental, un cliché savoureux. Les commerçants s'affairent tout autour, les fonctionnaires suivent leur sempiternelle route.

Mais quelle route? Celle que l'on lit dans les plans de carrière tous tracés? Celle des sentiments mielleux et des mélos dignes d'une mauvaise sitcom? Une vie préfabriquée, sur-moulée à partir d'autres vies un peu plus absurdes. Une route de pavés grand-guignolesque ... Une bien sombre et aliénante farce.

Je suis le prototype du mec moyen, perdu dans la masse.

L'homme évident, au caractère léché et entendu, qui s'efforce de s'évader, vers un ailleurs, un ultime savoir.

L'amour, j'ai bien essayé d'y croire, mais il m'a bien vite baisé.



J'évite soigneusement quelques déjections canines avant de m'engouffrer dans le saint sanctuaire. Les étudiants grillent une dernière cigarette avant de rejoindre les amphithéâtres.

Quelques effluves de nicotine viennent se perdre dans ma veste informe.

Je monte ventre à terre les sinueuses marches du bâtiment central. J'aimerais bien toucher quelques mots, au sujet de mon ébauche de bouquin, à un de ces éminents et charismatiques professeurs avant le gong à rebours, fatidique. Et puis soudain...

Soudain, Je sens mon corps glisser le long de l'escalier. Mes pieds deviennent flasques. Il m'a semblé entendre mon squelette devenu amorphe s'être brisé en quelques éclats d'ossements. Mon crâne vomit une masse spongieuse.

Cette vue en contre-plongée d'un être étrangement familier est mon dernier souvenir.

Crever sur l'autel du savoir, quelle ironie.

Et maintenant?

Je m'attends à la lumière divine. Je me prépare à la voix gutturale d'un être infiniment supérieur.

Et puis, rien. Pas le moindre bruissement d'angéliques ailes. Pas le moindre halo de lumière sacralisé.

Rien qu'un vide à perte de vue, un vide névrotique.

Une bien étrange sensation, angoisse latente, ronge les quelques maigres espoirs qui me restent alors.

Et maintenant?








L'eau au lit.

Par Eva.H :: 22/03/2008 à 22:33 :: Général

Hebergeur d'images



Il
est de ces rencontres de hasards, de ces instants d'instinct.

(Regards voilés)

J'aime me perdre dans les rues sinueuses de ses murmures de désirs.
Le secret s'est lové au creux de mes reins.
Un souffle irrévérencieux souffle sur mes nuits.
 
Le Silence. L'Absence. Mes mots se meurent sous les caresses du rêveur.






Natural Mystic, B. Marley

Par Eva.H :: 16/03/2008 à 21:51 :: Général


Nuit blanche (...) Nuit d'absences,Nuit d'absinthes.

 Samedi,19h20.  Elle enfile une chemise bleue rayée. Peinant à enlever son vernis, ses ongles sont morcelés d'écailles rougies. Elle se met un peu de fard aux joues.

Dimanche, 18h40. L'eau coule lentement dans le bain, semé de vanilles. Les bulles de savons volent à la surface. Elle s'enfonce délicieusement dans l'onde parfumée. Au loin, une musique. Nancy Sinatra, Bang Bang.
Ses yeux se ferment peu à peu. Son corps fatigué se love au creux d'une douce chaleur.

Belle soirée. Jolies rencontres.


(Article à peaufiner)









Alice s'enfonce jusqu'à l'os au pays des malices de Lewis Carroll.

Par Eva.H :: 15/03/2008 à 4:26 :: Général




"Dans son regard absent  et son Iris absinthe..."

4:11, mince.

Variation sur Marilou.
Lancinante insomnie . Nuit de Chine, Nuit d'Ivresse ... Mais je m'égare,
Bercée par le souflle rauque de Gainsbarre. (celui qui boit, qui fume et qui baise.) Je rêve.
Je rêve d'un Amour naïf, timide et tendre. Les affres de la passion destructrice, j'ai donné,merci.
Une tornade à faire pâlir celle de Dorothée ( sur la route des briques jaunes, pas la camée du club de dessins animés, hein)m'a devastée. L'impossible incarné dans toute sa douleur et son pathétisme amer.
Les larmes. Les Nuits Sombres, les Idées Noires (Lavilliers). Les fantasmes qui te coupent la peau de leurs éclats d'illusion. Mais, dans toute cette histoire, si proche de la Folie, j'ai AIME.
Alors, je sais, j'ai l'air maligne, avec mes traumas.
 Mais putain, j'ai aimé. De toutes mes tripes, de toute mon âme. J'ai aimé ce garçon à en crever des pneus (Anaïs). J'ai un peu bu,beaucoup pleuré, tellement pensé.

Se noyer dans un narcissisme exacerbé n'est jamais bon.
 Alors j'ai mêlé mon désespoir dans les mots des autres, dans leurs voix, dans leurs corps.
Et je me suis perdue, dans ce voyeurisme.

Mais ces vies à vies m'ont sauvé. Souvent, je pense à lui. Il fait partie de mon âme, de ces stigmates du passé. Mais la douleur se fane, peu à peu. Mes bleus disparaissent. Même s'il viendra longtemps mordre mes rêves, j'oublie  l'Encre de ses yeux, j'oublie ses baisers, j'oublie nos secrets. Puis, je rêve à ce naïf Amour et à la candide timidité qui me donnera des plumes; c'est quand même très apaisant. Tu sais que cela va venir, tu attends juste, patiemment.

Pensées nocturnes ou très matinales, un brin nombrilistes.







photo prise à Londres, Janvier 2008. (Capture d'un diapo' sur le surréalisme au Tate Modern).