Puisque je ne suis jamais aussi productive que lorsque mes mots épousent mon nombril-roi, les tremblements de mes névroses dont l'épicentre est mon Je(u)...
[ et puis l'Amour, aussi... ]
(Restons "humblement" dans la prétention d'une vie qui prendra de passion les quelques malencontreux lecteurs, que le fruit du hasard ou des liens amenera ici.)
Je n'ai parlé de cette page, ce receptacle de maux malléables, à aucun de mes proches au Réel.
Là, encore l'envie têtue de se faire démiurge d'un monde dont la dimension m'appartiendrait. Ayant succombé, en une adolescence, à la folie des journaux à l'intitulé radiophonique, la volonté de virtualiser une Vie que l'on peine à réaliser ne me séduit plus tellement. La tentation de se confondre et d'idéaliser une vie faîte d'écrans est tellement forte. Et puis, je me connais si bien... L'excès, la fougue de ma jeunesse m'empêche à toute forme de tempérance. Je ne vis que dans l'exubérance des sentiments, les passions exacerbées, les relations de violence.
C'est la recherche du perpetuel mouvement. Eviter toute situation allanguie et murée dans un paralytique silence.
Parler, parler pour vivre. Ecrire, écrire en corps, écrire en vie.
Mais l' excessivité ne finira-elle pas par fatiguer toute cette symbolique du mouvement?
(...)
( Je suis tellement en vie, tellement en corps ce soir. )
Le futur est si effrayant. Si excitant.
Ce point nappé d'interrogation, posé en suspens, dans un air de doute(s).
Un voyage, se profile au loin de moins en moins lointain... Vais-je en sortir grandie? Vais-je changer?
Les relations se nouent, se dénouent. Ce soir, je me sens sereine, savourant, malgré quelques pensées distordues un présent plutôt agréable.
Une vie embrassée d'instants d'une beauté infinie. L'éphémére si délicieux.
Bien sûr, il y aura les reflux des questionnements sans fins, les insomniaques angoisses, les anxieuses pensées, les suspens à mi-mots...
Mais j'ai bien le temps de le vivre. Tout à fait le temps.
Ce soir, je suis presque sereine. (en toute précarité.)
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