"Dans son regard absent et son Iris absinthe..."
4:11, mince.
Variation sur Marilou. Lancinante insomnie . Nuit de Chine, Nuit d'Ivresse ... Mais je m'égare,
Bercée par le souflle rauque de Gainsbarre. (celui qui boit, qui fume et qui baise.) Je rêve.
Je rêve d'un Amour naïf, timide et tendre. Les affres de la passion destructrice, j'ai donné,merci.
Une tornade à faire pâlir celle de Dorothée ( sur la route des briques jaunes, pas la camée du club de dessins animés, hein)m'a devastée. L'impossible incarné dans toute sa douleur et son pathétisme amer.
Les larmes. Les Nuits Sombres, les Idées Noires (Lavilliers). Les fantasmes qui te coupent la peau de leurs éclats d'illusion. Mais, dans toute cette histoire, si proche de la Folie, j'ai AIME.
Alors, je sais, j'ai l'air maligne, avec mes traumas.
Mais putain, j'ai aimé. De toutes mes tripes, de toute mon âme. J'ai aimé ce garçon à en crever des pneus (Anaïs). J'ai un peu bu,beaucoup pleuré, tellement pensé.
Se noyer dans un narcissisme exacerbé n'est jamais bon.
Alors j'ai mêlé mon désespoir dans les mots des autres, dans leurs voix, dans leurs corps.
Et je me suis perdue, dans ce voyeurisme.
Mais ces vies à vies m'ont sauvé. Souvent, je pense à lui. Il fait partie de mon âme, de ces stigmates du passé. Mais la douleur se fane, peu à peu. Mes bleus disparaissent. Même s'il viendra longtemps mordre mes rêves, j'oublie l'Encre de ses yeux, j'oublie ses baisers, j'oublie nos secrets. Puis, je rêve à ce naïf Amour et à la candide timidité qui me donnera des plumes; c'est quand même très apaisant. Tu sais que cela va venir, tu attends juste, patiemment.
Pensées nocturnes ou très matinales, un brin nombrilistes.

photo prise à Londres, Janvier 2008. (Capture d'un diapo' sur le surréalisme au Tate Modern).
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