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Eva.H

Eva.HMeli-melo de mes maux.De mes mots. AVIGNON. Marseille. Universcitadine. LLCE-ANGLAIS. Retardataire.Théâtreuse. Rêveuse Amoureuse.Revoltée. Chanteuse de Mélodrames & Ecrivaine Romantique (ahaha)

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" Jamais, je ne t'ai dis..."

Par Eva.H :: 27/04/2008 à 16:55 :: Général
Ma ligne de chance, ma ligne de chance,
 dis-moi Chéri, qu'est ce que t'en penses?

(In such an ugly world.)

Par Eva.H :: 15/04/2008 à 4:02 :: Bals du Ciment



Je finis mon verre de vin, les yeux gorgés de chimères.
(3h40 : l'heure des rêves incolores, des pensées confuses et des métastases d'ennui)

A travers la vitre, quelques passants déambulent et gesticulent, oscillant sur un trotoir peu épais.
La ville, mutine, m'offre ses néons, nappée de lumière artificielle, orangée.
Je balaye d'un regard trouble les quelques maisons voisines, toutes closes sous d'imperturbables rideaux.
Je créverais presque de les entre-ouvrir ces fameux rideaux, ces volets de fortunes.
En manque de corps à serrer. Désirs acérés,
Seul et médiocre; tapi derrière ma lucarne, à épier les faits et gestes de tout un chacun.
Je me faufile, au gré des fenêtres. Je peux jusqu'à sentir leur parfum, frôler un décor.
Alors, j'imagine ...
J'imagine des vies, des visages. Des vies en coups de vents. Des visages de hasard.
Je m'inspire d'un langage à part, un langage en substance, au creux de ces fenêtres.
Je peux sentir le souffle d'un Encore, un Idéal.
Je sens l'excitation monter en moi.
Et ces vies entre-coupées de lointaines musiques, d'images d'instant...

Je finis mon verre de vin, en quelques lampées indécentes.
Quelques gouttes d'alcool pourpre
coulent le long de ma bouche, et viennent se mourir dans le col de ma chemise.
Mes yeux balayent les quelques fenêtres, qui s'éteignent, une à une.
Les maisons s'éloignent.
Bientôt, mon écran devient noir.













Ecoutes du petit matin.

Par Eva.H :: 29/03/2008 à 3:17 :: Général














L'un a ses Idées, l'Autre ses Ailes.

Purpurine.

Par Eva.H :: 29/03/2008 à 2:18 :: Général



Il n'y a rien de plus beau, de plus pur, que le rire d'un enfant. L'orgasme, peut-être. Mais tout le plaisir du second n'égalera jamais toute l'innocence, la candeur et la fraîcheur du premier.

Un rire d'enfant, cristallin et renversant. Le rire transfigure le visage poupin.
 S'ancrent alors, dans leur mirettes de clown, quelques étoiles.

Au zénith de l'astre, gare Marseille Saint-Charles. Libé sur les genoux; les cheveux, électriques, balayent mon visage endormi. Une musique dans l'âme et les écoutilles, Sa musique.

J'ai quelques frissons en parcourant le huit-clos, la bouche cousue.
La fin, surtout. La tourmente d'êtres qui ne sont plus du tout humains.

Les valises se suivent, mais ne se ressemblent pas. La foule migratrice et nomade des trains à grande vitesse va et vient dans le creux des reins de la Gare. Imperturbable, je monte le son, encore et encore.
Beaucoup d'électronique, de choses comme ça. Ce n'est pas MA musique, (si humaine!), mais je me laisse prendre au jeu des rythmes mélodiques.

L'attente. Les regards à la dérobée. Les inconnus me fascinent, décidément.

Puis, tout s'accélère. Et me voila, face à ce jardin, jonché de balancoires. Les escaliers. Et elle.
Ses papillons pailletés lui barbouillant le visage. Sa bouche digne d'une figure porcelaine, purpurine.

Son petit regard fier. Limite condescendant. Moi je suis une princesse, aux ailes de fées et à la sainte auréole.

"T'es qui toi?"

Ses bras se tendent vers moi. Je prends garde à ne pas abîmer une si belle parure. Je sens sa douce odeur impregner ma veste. Je croise ses yeux, immenses. Sa peau délicieusement foncée.
Je lui parle, d'une voix émue.
Et soudain, son visage s'éclaire.
J'oublie tout.


(Il n'y a rien de plus beau que le rire d'un enfant.)


I DARE YOU TO MOVE!

Par Eva.H :: 29/03/2008 à 1:30 :: Général



Puisque je ne suis jamais aussi productive que lorsque mes mots épousent mon nombril-roi, les tremblements de mes névroses dont l'épicentre est mon Je(u)...

 [ et puis l'Amour, aussi... ]

(Restons "humblement" dans la prétention d'une vie qui prendra de passion les quelques malencontreux lecteurs, que le fruit du hasard ou des liens amenera ici.)

Je n'ai parlé de cette page, ce receptacle de maux malléables, à aucun de mes proches au Réel.
 Là, encore l'envie têtue de se faire démiurge d'un monde dont la dimension m'appartiendrait. Ayant succombé, en une adolescence, à la folie des journaux à l'intitulé radiophonique, la volonté de virtualiser une Vie que l'on peine à réaliser ne me séduit plus tellement. La tentation de se confondre et d'idéaliser une vie faîte d'écrans est tellement forte. Et puis, je me connais si bien... L'excès, la fougue de ma jeunesse m'empêche à toute forme de tempérance. Je ne vis que dans l'exubérance des sentiments, les passions exacerbées, les relations de violence.
 C'est la recherche du perpetuel mouvement. Eviter toute situation allanguie et murée dans un paralytique silence.

Parler, parler pour vivre. Ecrire, écrire en corps, écrire en vie.

Mais l' excessivité ne finira-elle pas par fatiguer toute cette symbolique du mouvement?

 (...)



( Je suis tellement en vie, tellement en corps ce soir. )

Le futur est si effrayant. Si excitant.
 Ce point nappé d'interrogation, posé en suspens, dans un air de doute(s).

Un voyage, se profile au loin de moins en moins lointain... Vais-je en sortir grandie? Vais-je changer?

Les relations se nouent, se dénouent. Ce soir, je me sens sereine, savourant, malgré quelques pensées distordues un présent plutôt agréable.
Une vie embrassée d'instants d'une beauté infinie. L'éphémére si délicieux.

Bien sûr, il y aura les reflux des questionnements sans fins, les insomniaques angoisses, les anxieuses pensées, les suspens à mi-mots...

Mais j'ai bien le temps de le vivre. Tout à fait le temps.

Ce soir, je suis presque sereine. (en toute précarité.)





Le silence des os.

Par Eva.H :: 28/03/2008 à 4:16 :: Général




(Les mots se mêlent et se démêlent dans mon coeur. De ma bouche, ne sort qu'un râle à demi-voilé, l'esquisse d'un délicieux soupir. Une nuit, de moiteur et de caresses. Le silence. Versatile silence, un érotisme à limite de la pornographie. Et ses lettres...)


SEE THESE BONES.

Le vent souffle sur ses angoisses d'une brise glacée et froide. Ses cheveux volètent autour d'elle comme de minuscules fils d'anges. Dans la nuit d'encre, seul son pas maladroit, légèrement tremblant, crève le silence de l'obscurité. Elle marche. Elle marche sans savoir où aller. Et puis soudain . . .

Soudain, le réveil sonne et m'arrache à mes doux rêves. Je me lève péniblement, traînant mon corps endolori dans la douche, et songe encore à la nuit dernière. Une nuit éthylique où l'alcool a, une fois de plus, noyé mes pathos. L'éveil est brutal. Le mal de crâne qui m'assaille me fait penser que la journée sera rude. Je prends un café au lait, fade et sucré. Tout en enfilant un pantalon noir sans aucune forme, je ramasse ma pile de copies justes corrigées. Assistant de l'assistant dans une faculté aseptisée, d'enfants gâtés et d'indécis. Je jette, bien malgré moi, un bref coup d'oeil dans le miroir de ma salle de bains. Dieu que mes cheveux sont longs; et mes yeux bleus, immergés, dans de grandes poches violacées. Je ne suis pas vraiment beau. Tout au plus, charmant dans mon genre. Le genre de mec qui laisse à penser que les études nuisent gravement à la santé. J'attrape mes lunettes au vol et m'engouffre dans l'ascenseur qui me mènera au septième ciel. Ou au rez de chaussé, c'est selon. Et soudain, je me retrouve plongé dans le microcosme occidental, un cliché savoureux. Les commerçants s'affairent tout autour, les fonctionnaires suivent leur sempiternelle route.

Mais quelle route? Celle que l'on lit dans les plans de carrière tous tracés? Celle des sentiments mielleux et des mélos dignes d'une mauvaise sitcom? Une vie préfabriquée, sur-moulée à partir d'autres vies un peu plus absurdes. Une route de pavés grand-guignolesque ... Une bien sombre et aliénante farce.

Je suis le prototype du mec moyen, perdu dans la masse.

L'homme évident, au caractère léché et entendu, qui s'efforce de s'évader, vers un ailleurs, un ultime savoir.

L'amour, j'ai bien essayé d'y croire, mais il m'a bien vite baisé.



J'évite soigneusement quelques déjections canines avant de m'engouffrer dans le saint sanctuaire. Les étudiants grillent une dernière cigarette avant de rejoindre les amphithéâtres.

Quelques effluves de nicotine viennent se perdre dans ma veste informe.

Je monte ventre à terre les sinueuses marches du bâtiment central. J'aimerais bien toucher quelques mots, au sujet de mon ébauche de bouquin, à un de ces éminents et charismatiques professeurs avant le gong à rebours, fatidique. Et puis soudain...

Soudain, Je sens mon corps glisser le long de l'escalier. Mes pieds deviennent flasques. Il m'a semblé entendre mon squelette devenu amorphe s'être brisé en quelques éclats d'ossements. Mon crâne vomit une masse spongieuse.

Cette vue en contre-plongée d'un être étrangement familier est mon dernier souvenir.

Crever sur l'autel du savoir, quelle ironie.

Et maintenant?

Je m'attends à la lumière divine. Je me prépare à la voix gutturale d'un être infiniment supérieur.

Et puis, rien. Pas le moindre bruissement d'angéliques ailes. Pas le moindre halo de lumière sacralisé.

Rien qu'un vide à perte de vue, un vide névrotique.

Une bien étrange sensation, angoisse latente, ronge les quelques maigres espoirs qui me restent alors.

Et maintenant?








L'eau au lit.

Par Eva.H :: 22/03/2008 à 22:33 :: Général

Hebergeur d'images



Il
est de ces rencontres de hasards, de ces instants d'instinct.

(Regards voilés)

J'aime me perdre dans les rues sinueuses de ses murmures de désirs.
Le secret s'est lové au creux de mes reins.
Un souffle irrévérencieux souffle sur mes nuits.
 
Le Silence. L'Absence. Mes mots se meurent sous les caresses du rêveur.






Natural Mystic, B. Marley

Par Eva.H :: 16/03/2008 à 21:51 :: Général


Nuit blanche (...) Nuit d'absences,Nuit d'absinthes.

 Samedi,19h20.  Elle enfile une chemise bleue rayée. Peinant à enlever son vernis, ses ongles sont morcelés d'écailles rougies. Elle se met un peu de fard aux joues.

Dimanche, 18h40. L'eau coule lentement dans le bain, semé de vanilles. Les bulles de savons volent à la surface. Elle s'enfonce délicieusement dans l'onde parfumée. Au loin, une musique. Nancy Sinatra, Bang Bang.
Ses yeux se ferment peu à peu. Son corps fatigué se love au creux d'une douce chaleur.

Belle soirée. Jolies rencontres.


(Article à peaufiner)









Alice s'enfonce jusqu'à l'os au pays des malices de Lewis Carroll.

Par Eva.H :: 15/03/2008 à 4:26 :: Général




"Dans son regard absent  et son Iris absinthe..."

4:11, mince.

Variation sur Marilou.
Lancinante insomnie . Nuit de Chine, Nuit d'Ivresse ... Mais je m'égare,
Bercée par le souflle rauque de Gainsbarre. (celui qui boit, qui fume et qui baise.) Je rêve.
Je rêve d'un Amour naïf, timide et tendre. Les affres de la passion destructrice, j'ai donné,merci.
Une tornade à faire pâlir celle de Dorothée ( sur la route des briques jaunes, pas la camée du club de dessins animés, hein)m'a devastée. L'impossible incarné dans toute sa douleur et son pathétisme amer.
Les larmes. Les Nuits Sombres, les Idées Noires (Lavilliers). Les fantasmes qui te coupent la peau de leurs éclats d'illusion. Mais, dans toute cette histoire, si proche de la Folie, j'ai AIME.
Alors, je sais, j'ai l'air maligne, avec mes traumas.
 Mais putain, j'ai aimé. De toutes mes tripes, de toute mon âme. J'ai aimé ce garçon à en crever des pneus (Anaïs). J'ai un peu bu,beaucoup pleuré, tellement pensé.

Se noyer dans un narcissisme exacerbé n'est jamais bon.
 Alors j'ai mêlé mon désespoir dans les mots des autres, dans leurs voix, dans leurs corps.
Et je me suis perdue, dans ce voyeurisme.

Mais ces vies à vies m'ont sauvé. Souvent, je pense à lui. Il fait partie de mon âme, de ces stigmates du passé. Mais la douleur se fane, peu à peu. Mes bleus disparaissent. Même s'il viendra longtemps mordre mes rêves, j'oublie  l'Encre de ses yeux, j'oublie ses baisers, j'oublie nos secrets. Puis, je rêve à ce naïf Amour et à la candide timidité qui me donnera des plumes; c'est quand même très apaisant. Tu sais que cela va venir, tu attends juste, patiemment.

Pensées nocturnes ou très matinales, un brin nombrilistes.







photo prise à Londres, Janvier 2008. (Capture d'un diapo' sur le surréalisme au Tate Modern).


Andy Warhol. Femme Fatale. The Velvet Underground & Nico.

Par Eva.H :: 14/03/2008 à 15:17 :: Reve Errance
 The Kiss (extrait) . 1963




Le paraître. Tout l'inutile de la pensée confuse, il paraît.

Par Eva.H :: 14/03/2008 à 2:04 :: Egocentrismes









Photo prise par mon frère. Appartement, Rue Thiers . Février 2008

Quelle importance qu'ils me fassent la peau ...

Par Eva.H :: 14/03/2008 à 0:51 :: Hey CRIS




Quelle importance, qu'ils me fassent la peau...


Clyde écrase son mégot, d'un geste delicat. Il remet son perfecto bien droit sur ses épaules. Il déteste par dessus tout, le manque d'élegance de la gent masculine. Comme si une paire de couilles incombait à l 'homme, une absence naturelle de grâce. Très peu pour lui. Le mauvais garçon, aux cheveux gominés, regard brûlant, aime être impeccable.Un esprit sain dans un corps sain, voilà ce qu'il se plaît à dire.Entre deux crises de nerfs. Clyde a une facheuse tendance à la propreté maladive. Le genre de crime compulsif qui fait mauvais genre chez les voyous. Il récupère son flingue, rangé scrupuleusement entre les chaussettes, et les chemises blanches, puis sort de l'appartement en coup de vent. Il ne reste jamais longtemps au même endroit. Raisons professionnelles.C'est un petit mec qui ne fait que voler les gens paumés et qui zone avec une bande de mafieux declassés.Une petite frappe qui ne vit que de combats entre gangs et de portefeuilles garnis. Le jeune homme aime les ballades nocturnes, cet air qui vient lui chatouiller les bronches, et le silence croissant d'une ville qui s'endort. Il peut entendre ses pensées, enfin, personne ne vient le faire chier avec des histoires à la con. Il est Libre. C'est une liberté qui le transcende, qui lui donne un illusoire pouvoir d'invincibilité. Les promenades nocturnes, il n'y a que ça de vrai. Et puis, il y a ce banc, SON banc. Dans Central Park, un endroit de nuit, illégal et jouissif. Ce banc blanc, qui la journée invite de gentilles dames d'un certain âge à reposer leur carcasses usées, sert de receptacle à névroses pour bandit deprimé la nuit.

Clyde aime ce banc. Cette parenthèse d'un instant, ce lieu unique, veritable havre de tranquilité. En ce moment, il se damnerait pour une nuitée presque éternelle. Car ça ne va pas fort aux pays des malfrats; il n'éprouve plus le même sentiment d'excitation qu'autrefois; le serpent de l'adrénaline qui lui donnait des ailes et qui guidait son instinct, d'une volonté presque animale semble mordre sa queue. Clyde s'ennuie presque. Naguère, il se sentait voler sous l'ardeur du combat, sous le flot de balles qui venaient lui frôler les entrailles. Aujourd'hui, l'excitation n'est plus la même, elle semble s'amenuir, se vider de toutes endorphines. Et il reste seul, presque fatigué de devoir lutter pour vivre. Arrivant à hauteur du banc, le jeune homme s'étonne. Une ombre semble l'avoir devancé, prête à aliéner son espace sacré. Pour se calmer, Clyde sert la crosse de son arme,qui gonfle sa poche. Mais qui est cet emmerdeur venant lui piquer sa place dans ce putain de parc? Au moment même, où il s'apprete à se lancer dans des invectives, qui à coup sûr se concluerait par une bonne trempe, l'ombre se retourne. Plutôt canon, l'ombre.

Il est frappé par la bouche. Une bouche fine, sans être sèche. Une bouche simple, mais qui invite presque d'autres bouches à la caresser. Et puis, il y a ses seins, deux ovales de félicité qui semble tenir dans une main. Enfin, son regard s'arrête sur les cheveux de l'intrus mesestimé. De longs cheveux blonds venitiens, qui lui descendent en cascade, jusqu'au bout des hanches, des cheveux d'héroïnes de temps passés.. Il ne sait même pas pourquoi mais son esprit est traversé par l'image moyennageuse de dulcinées en fleurs sur de splendides monts catalans, l'ombre lui fait penser à une somptueuse princesse espagnole. Les taches de rousseur qui viennent lui manger le visage, tenant presque à lui mordiller la frange, achève de le séduire totalement. Il ne sait d'où elle vient, ni qui elle est, mais ce soir Clyde a le coeur qui semble imploser dans sa poitrine, écrasant ses poumons. Le souffle coupé, il s'avance timidement, lui pourtant connu pour son insolence, apparaît soudain aussi pleutre qu'un chiot appeuré.

« Charmante nuit, n'est ce pas? »

Il a envie de se gifler pour avoir prononcé cette phrase d'une banalité déconcertante.

La belle ombre expire de longues traces fumeuses dans l'air. Puis, elle se décide à jauger l'inconnu qui a l'affront de l'emmerder, elle, qui n'aspire qu'à se fuir sur le banc blanc.

Maladroitement, il s'asseoit, près d'elle. Il remarque son collant effilé.L'odeur qu'elle dégage est celle d'une fleur restée trop longtemps au soleil. Elle a les yeux verts, enduits de khôl, et sa robe est demodée. Mais il ne peut empêcher la lente mort de tous ses organes, étouffés par un coeur éponge.

Elle joue avec ses multiples bagues,tremble, dans le froid brumeux.

Il retire son perfecto, et le lui met doucement sur les épaules.

Elle n'est même pas étonnée du geste de l'inconnu. Perdue dans ses pensées, elle se deteste. Et soudain, elle se met à balancer tout ce qui lui ronge l'âme, deversant un flot de paroles, ancrées d'amertumes. Elle n'est donc qu'oie blanche parmi les oies, fraîchement debarquée de sa campagne natale, pour se jetter dans le gouffre béant d'une carrière utopique à Broadway, et échouant naturellement dans un bar miteux, où elle doit se battre pour que le patron misogyne et violent, ne l'emmène à l'arrière cuisine.

Elle n'est qu'une actrice ratée. A ses mots, des larmes salées coulent sur sa bouche.

Elle sert le perfecto sur ses épaules.

Clyde est bouleversé par le discours désenchanté de la belle inconnue. Mué par une impulsion soudaine, il caresse son visage, de ses doigts de voleur.

Elle plante son regard dans le sien. Ses yeux sont francs, sans gène, sans pudeur aucune.

Le jeune homme se sent transpercé par deux iris vertes.

Il n'en peut plus. Crevant d'envie d'emporter sa belle ombre, dans les méandres de l'obscurité, il sent comme un lien indestructible entre leurs deux corps. Au premier regard, il a sû que cette bouche serait sienne.

Et sa voix rauque, surprenante pour ses vingt printemps, comme abimée par une vie mediocre et sans avenir remue ses tripes de façon sauvage.

« C'est quoi ton nom? Viens avec moi » balance t'il .

« Pourquoi? Pourquoi est-ce que je suivrais un parfait inconnu, rencontré par hasard, sur un banc merdique, dans une ville qui me donne envie de vomir? »

«  ... Parce que c'est ça la vie. La vie, c'est des rencontres, des instants d'instinct. C'est une personne qui entre, un soir où tu ne t'y attendais pas une seconde et qui te transforme à tout jamais. C'est ça la vie. L'Amour et la Haine qui ballotte ton coeur dans des zones de grandes turbulences. Et tu vis pour ça, pour cette Haine Amoureuse qui legitime jusqu'à ta respiration.

Et tu vas me suivre. Tu sais pourquoi? Parce qu'il n'y a rien de plus excitant, de plus jouissant, que d'avancer les yeux fermés, vers l'inconnu. Je suis ton inconnu, chérie. Alors suis moi. »

La rouquine descend du banc, regarde Clyde un bref instant et l'embrasse à pleines bouche, son baiser est tellement violent que leurs dents s'entrechoquent. Mais ils n'en ont rien à branler. Oui, c'est l'Amour dans leurs bouches, leurs corps frémissant dans la sensualité du baiser volé.

Il sent sa langue contre la sienne, tous ses membres se durcissent. Il est arqué,prêt à recevoir cette étreinte du soir. Il promène ses mains, dans son dos, descend jusqu'à ses fesses rondes, puis remontent presque prudemment. Il frôle du bout des doigts sa nuque sensuelle, fardée de petits cheveux rebelles.

Il serre cette jeune fille à demi-femme contre lui.

Elle se relève doucement. Ses yeux bordés de larmes, son sourire triste et son coeur qui bat comme un beau diable dans sa jolie poitrine rendent la princesse espagnole irresistible.

Elle lui murmure alors à l'oreille:

« Bonnie. Bonnie Parker. »


Et Clyde Barrow éprouve un curieux sentiment d'excitation et de douce chaleur quand la voix rauque de Bonnie Parker vient susurrer à son oreille.

Soudain, toute l'angoisse qui le dévorait semble disparaître.

Le couple s'éloigne, serrés l'un contre l'autre, sous le silence obscur d'un ciel sans étoiles.

Ce ne sont bientôt plus que deux ombres.

E.H

NE DIS RIEN.

Par Eva.H :: 13/03/2008 à 23:52 :: Hey CRIS
Un soir, l'idée germe. La transmission synaptique des pensées s'affole. Une écriture sur l'autel de l'Amour sacralisé. Les mots pansent la blessure un peu secrète d'un coeur en lambeaux. Mes maux pensent, en toute mélancolie, puis couchent sur le papier, un rêve où se noient Fantasmes, Réels et Imaginaires ...



Lecture en cours : Ne dis rien.  Anna K & Serge Gainsbourg.



Il allume un cierge. Sans trop y croire, sans y comprendre grand chose, le voilà face à la bougie incandescente. Ses grand yeux verts se noient dans l'âtre de la flamme qui commence à lui brûler les doigts. Sans trop savoir pourquoi, il aime ce lieu. La sacro-sainte église de Vérone exerce sur lui une attirance toute particulière. Est-ce pour ses cantiques de castras? Pour son curé ventripotent, qui s'enivre chaque soir du sang du Christ? Dans le fond, il s'en moque bien. Il se laisse seulement porter par le bien-être qui l'envahit soudain. Comme si une âme chrétienne venait lui chuchoter quelques mots au creux de l'oreille, comme si quelques saintes mains venaient à frôler ses paumes, dans un bruissement d'ailes. Il croise son image dans le reflet biaisé d'un vitrail. L'italien est angélique. Ses boucles blondes contrastent avec le miel de sa peau. Son corps est comme sculpté dans la glaise grecque, s'offrant, désireux, presque tremblant, à l'Ivresse sensuelle. Il en a sauté des filles en fleurs, de son arbre impénitent. Il en a « aimé », de passage. L'amour incertain et volatile de l'oiseau du désir, qui ,comme tombé du ciel, s'envole tout aussitôt.

Il écrit, beaucoup, énormément, passionnément. Il écrit sur la belle Rosaline, qui se refuse à lui, depuis quelques temps déjà. Il écrit de grandiloquents textes, afin de bousculer l'équilibre d'une vie un peu trop fade à son goût. Il écrit sur le patriarche qui l'ennuie. Il écrit sur cette vie de plaisirs libertins et innocents. Mais, au creux de son coeur, il tente vainement d'écrire pour la lutte. Oui,Il essaie de se mesurer à la Vie, alignant les mots, trempant sa plume dans l'encre d'un destin qui semble n'appartenir qu'à lui.

Il se sent seul.

C'est,en fait, un poète raté. Il y a beaucoup de justesse et de vrai, mais il n'y aucune beauté dans ses mots. Et Il souffre de ne pouvoir arriver à la quête transcendentale d'une écriture sublimée. L'écriture lui fait mal. Il jette ses mots, avec un certain dégoût, comme si chaque lettre écorchait la chair de ses doigts. Il noie ses angoisses dans un marasme boueux de phrases capitonnées de Laideurs. C'est une vie de frustration qu'il illustre dans de sordides métaphores, de combats manichéens à la mythologie éculée. Il cherche quelque chose Autre, quelqu'un? L'instant salvateur qui le délivrerait de cette fluidité merdique, de sa poèsie sale et fausse. Il n'aspire qu'à frôler du bout de la plume, cette Beauté tant desirée.

La poèsie est la sublimation de l'écriture, où chaque prose, où chaque vers devient la secrète mélancolie d'un coeur froissé.

Et si, sa médiocrité n'était que le miroir sans tain de son manque de souffrance?

Ainsi, n'ayant jamais aimé que de tout son simple corps, son esprit demeurait insensible,hérmétiquement clos à la magie poetique, qui ne se nourrit que du déséspoir et du malheur de souffrir d'Amour.

Sur le banc des croyants, il ne se sent guère à sa place.

Les doigts pleins de cire, il tourne la tête.

Il tourne la tête,sans savoir que la rencontre fortuite qu'il s'apprête à faire, le condamnera à écrire la plus belle des poesies.

La poesie qui ne s'écrit plus, celle qui se VIT.

Dans l'embrasure de la porte en bois de l'église italienne, se découpe une silhouette qui lui est presque familière. C'est une ombre féminine aux grands yeux marrons et mélancoliques. La vue de cette frêle et pâle icône lui dévore le ventre.

Et soudain, Roméo sentit à nouveau la caresse des anges quand son regard vint se poser sur Juliette.




E.H


Premier Jet. A peaufiner.



A mon enterrement je gueulerai quand même.

Par Eva.H :: 13/03/2008 à 23:00 :: Reve Errance

Préface à la Poésie, Ferré. 1971


La poésie contemporaine ne chante plus... Elle rampe
Elle a cependant le privilège de la distinction...
Elle ne fréquente pas les mots mal famés... elle les ignore
On ne prend les mots qu'avec des gants : à "menstruel" on préfère "périodique", et l'on va répétant qu'il est des termes médicaux qui ne doivent pas sortir des laboratoires et du Codex.

Le snobisme scolaire qui consiste, en poésie, à n'employer que certains mots déterminés, à la priver de certains autres, qu'ils soient techniques, médicaux, populaires ou argotiques, me fait penser au prestige du rince-doigts et du baisemain.

Ce n'est pas le rince-doigts qui fait les mains propres ni le baisemain qui fait la tendresse.
Ce n'est pas le mot qui fait la poésie, mais la poésie qui illustre le mot.

Les écrivains qui ont recours à leurs doigts pour savoir s'ils ont leur compte de pieds, ne sont pas des poètes, ce sont des dactylographes.

Le poète d'aujourd'hui doit être d'une caste, d'un parti ou du Tout-Paris.
Le poète qui ne se soumet pas est un homme mutilé.

La poésie est une clameur. Elle doit être entendue comme la musique.
Toute poésie destinée à n'être que lue et enfermée dans sa typographie, n'est pas finie. Elle ne prend son sexe qu'avec la corde vocale, tout comme le violon prend le sien avec l'archet qui le touche.

L'embrigadement est un signe des temps.
De notre temps

Les hommes qui pensent en rond ont les idées courbes.
Les sociétés littéraires c'est encore la Société.
La pensée mise en commun est une pensée commune.

Mozart est mort seul,
Accompagné à la fosse commune par un chien et des fantômes.
Renoir avait les doigts crochus de rhumatismes.
Ravel avait dans la tête une tumeur qui lui suça d'un coup toute sa musique.
Beethoven était sourd.
Il fallut quêter pour enterrer Béla Bartok.
Rutebeuf avait faim.
Villon volait pour manger.
Tout le monde s'en fout...

L'Art n'est pas un bureau d'anthropométrie !

La Lumière ne se fait que sur les tombes...

Nous vivons une époque épique et nous n'avons plus rien d'épique
La musique se vend comme le savon à barbe.
Pour que le désespoir même se vende il ne reste qu'à en trouver la formule.
Tout est prêt :
Les capitaux
La publicité
La clientèle
Qui donc inventera le désespoir ?

Avec nos avions qui dament le pion au soleil,
Avec nos magnétophones qui se souviennent de "ces voix qui se sont tues",
Avec nos âmes en rade au milieu des rues,
Nous sommes au bord du vide,
Ficelés dans nos paquets de viande,
A regarder passer les révolutions

N'oubliez jamais que ce qu'il y a d'encombrant dans la Morale,
C'est que c'est toujours la Morale des autres.

Les plus beaux chants sont des chants de revendications
Le vers doit faire l'amour dans la tête des populations.

A L'ÉCOLE DE LA POÉSIE  ON N'APPREND PAS
ON SE BAT !




 Le coeur vole dans la poitrine. Les lèvres tremblent. C'est l'exclamation eberluée :

" IL AVAIT TOUT COMPRIS."


texte sublimement repris par Lavilliers.






 



- TAKE A WALK ON A WILD SIDE. I SAY HEY BABE' ...

Par Eva.H :: 13/03/2008 à 2:58 :: Bals du Ciment

Lundi 11 Mars.Je déteste parler du Temps, mais il me faut bien contextualiser ce début de semaine, pour le moins haut en couleurs.Lundi, donc. Soirée d'attente lascive dans un bar, Place Pie. Les yeux dans le vague, la gamine se sent quelque peu perdue du haut de son un mètre quatre-vingt deux. Attente d'un autodidacte, aux antipodes du musicos coolos. Attente, donc. Longue Attente. Arrivée. Alors, viennent les demis, pour se faire pardonner, et (...) la Musique.
La répétition tant ATTENDUE. C'est un peu cliché d'aimer chanter. Tout le monde aime chanter, même si c'est en se cachant derrière de plates auto-critiques. Mais j'aime chanter. J'aime sentir les cordes d'une guitare sèche accompagner ma voix. J'aime le sentiment euphorique de poser ses tripes sur un morceau.


 Inqualifiable, la place que peut prendre la musique dans ma vie.
Bob Dylan, bien sûr, The Velvet Underground, The Doors, Janis Joplin, Patti Smith, Bowie, Iggy Pop (& les Stooges), Gainsbourg, surtout,  Jimi Hendrix, pour ne citer que quelques claques. Je suis restée coincée, focalisée, obsedée par cette musique des années passées. Mon Père. Ce père qui me fait écouter Zappa, VanHalen, Led Zep et Lou Reed depuis mes couches culottes. Ce père qui me fit tournoyer sur le petit Train des Rita M. Les mauvaises langues y verraient un complexe des plus oedipien.Mais cette musique est notre Lien. Un lien infaillible. C'est ces nuits à écouter de vieux cds éculés, à argumenter sur les paroles du Velvet, à critiquer Andy W. , à se repasser les monstrueux riffs d'Hendrix. Ces souvenirs gravés, tamponnés, ancrés. La musique, donc. La répétition de ce Lundi 11 Mars. 9 Crimes, Damien Rice.
Se nourrir à l'oeil chez le chinois, pour se faire pardonner la si longue attente.



 Mardi 12 Mars,  une journée qui commence vers midi. Un attentat poétique? Un illuminé du cours de poésie qui déambule parmi les pompeux étudiants, venant distribuer quelques poèmes sur les clowns. S'enchaîne quelques histoires, comme cette timide prise de paroles, ce psychopathe croisé en B.U qui croit voir un message caché derrière les masques. Lui (...), ses yeux surtout. Et puis elle. La poésie touche à sa fin, quand les poèmes viennent à manquer, et que l'heure défile, sur le cadran Sainte Marthe.
Après-midi relativement calme, ponctuée d'un examen de Civilisation Britannique.
Violente et Irrépréssible envie de me fracasser la tête contre le crâne, réalisant quelques bêtises écrites.
Et puis c'est la nuit. La chanson dans ce bar,Place Pie. Cette angoisse de scène, cette soudaine violence des sens. Et puis la voix se dégage et se libére du carcan de la peur;plus rien ne compte que cette Envie insatiable de chanter encore et encore. L'espace d'une chanson. Un Très beau souvenir. Je ne connaissais que l'autodidacte et le serveur aux demis, que soudain j'ouvrais à ce bar les plis de ma robe à travers l'intimité d'une voix feutrée.Une mise à nue mélancolique, en quelque sorte. * Plaisir *

Mercredi 13 Mars, soirée inopinée, toujours les meilleures. Soirée tapas au locas, plaisir de manger en compagnie de ses accolytes de fac d'Anglais, déplaisir d'y croiser un prof plus que sadique (que je ne peux m'empecher de secrètement admirer.) Plaisir, surtout. Et puis cette excursion improvisée dans un Palais des Papes silencieux, cette escalade digne de nos treize ans, et la peur, toujours, de se faire choper. Un Palais de Nuit, plus austère tu meurs. Une ville éclairée pleines d'ombres et de désirs. C'est ce verre de vin en haut du rocher des doms, la fascinante contemplation,de vies en vies, à la lumière des fenêtres.
Je me suis promise d'y revenir avec un amoureux, le coeur au bord des lèvres, lovée dans Un Palais des Papes des plus clandestins.
Et puis, dans une rue, il y a ce biscuit noix de coco, se faire pardonner de ne pas être venu la veille.

La nourriture semble pallier à la faute et l'absence. (va pour la bouffe,à défaut d'une baise, ahaha)


Belles soirées. Soirées où on s'échappe, un peu.

Finalement, Avignon a son petit charme, et ses heures de grâce.
Insomnies, Insomnies, ... En attendant, écoute ici.















Puisque toute fin trouve un jour son commencement.

Par Eva.H :: 12/03/2008 à 18:04 :: Bals du Ciment

" Vous êtes une jeune fille éthérée. "
 : Se dit des sentiments très purs, très immatériels, parfois raffinés, et des Personnes qui les éprouvent.

Et je pense à ce fabuleux professeur de Français, à ses Marivaudages et ses discours galvanisant la troupe d'adolescents rêveurs que nous étions. Ces littéraires stigmatisés derrière leurs bouquins. Je ne crois pas que les castes sociales à peine pubères ne manquent à mon quotidien. Quoique l'envie peu consensuel de baiser quelques voyous, quelques grands scientifiques, lycéens ne m'ai jamais effleuré l'esprit.

Le Rêve et la Réalité sont deux mondes qui me sont difficiles à dissocier.
Alors, je marche. Comme si mes pas m'aidait à rêver dans un réel fuyant.
Quand je rentre dans cette Université, je me sens étrangère. Etrangère à toutes ces causes défendues avec tant d'ardeur, étrangère face au marasme grouillant des étudiants "pleins d'ambitions et d'avenir". Et puis il y a les paumés et les paresseux. Je suis d'une paresse redoutable.


Et puis, il y a ces monotonies journalières qui m'emmerdent.
 Cet Avignon, dont les voiles du pompeux volent sous le souffle exacerbé d'Un Magistral Mistral (Aucun vent...). Ces pseudos-soirées où tu prétends t'éclater follement et où l'ennui semble plus proche que la Folie.
Et tu réinventes chaque soirs de nouveaux soleils, de nouveaux horizons à cette vie, d'utopiques raisons de rester dans cette France profonde où chaque jour est une plaie qui démange.

Et puis il y a le Rêve. Et puis il y a les Mots.
Ces exorcistes de torpeur, qui te plongent dans un Idéal comateux, où le retard n'a plus grande importance.
Alors tu rêves...

Les yeux baignés de songes, mes oreilles sont portés par quelques divins textes de Dylan,ou de Ferré.Mes mains avides tournent les pages de Boris Vian, inhalant les douces effluves d'un parfum si familier,le livre du bouquiniste qui a vécu tant d'histoires.La bouche pleine de sucre et d'amères douceurs (l'amertume est au bout des hanches, le pêché avalé). Mon âme jouit soudain.
Tout le désir de cette culture est l'orgasme de ma vie. Les mots sont caresses, La musique est un baiser, les belles odeurs ne sont qu'extases frôlées, Le Sucre est un Sexe.
Tout cet érotisme plonge mon âme dans une léthargie des plus extatiques.

Je me fous du reste, tant qu'il y a la pensée, la curiosité, la soif de découvrir.
Alors oui, je m'ennuie un peu dans mon petit appartement avignonnais.
Je m'ennuie dans ces études à ralonges, qui ne me plaisent pas tant que ça.
 Je m'ennuie dans ce corps de femme, moi qui ne suis qu'une jeune fille parmi tant d'autres, un 'je' féminin se noyant dans d'autres Jeux non moins singuliers.

Mais chaque soir, chaque nuit, Il y a l'insomniaque plaisir de grimper au rideaux de la pensée & du rêve.

Jeune fille éthérée ne cherche qu'à bouder. Jeune fille éthérée ne cherche qu'à rêver.


{Un Texte un peu brouillon, à prendre à bien des degrés, symptomatique de ma pathologie la plus profonde : Mon coeur n'est qu'un bordel de mots à l'infini et le coeur de mes vides n'est fait que d'inconstantes Envies.}

-J'y glisserai  ça et là quelques choses.-